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Enfance > Actualités Un droit opposable aux dépens des enfants ? [FNEJE]
Les différents rapports proposent de développer des jardins d’éveil accueillant des enfants de 2 à 3 ans sur une amplitude horaire similaire aux crèches collectives avec un taux d’encadrement de 1 adulte pour 12 enfants voire 15 dans le rapport sénatorial (contre 1 adulte pour 8 en crèche - Art n° 2324-43 du Code de la Santé Publique). Si la FNEJE voit dans les jardins d’éveil l’expansion d’une structure intéressante pour les enfants de 2-3 ans, qui les accueilleraient de 7h à 19h sur l’ensemble de l’année, elle s’oppose totalement à un tel taux d’encadrement. Notre expertise et notre longue pratique d’accueil des jeunes enfants nous permet d’alerter sur le fait qu’un travail éducatif, pédagogique visant à développer les capacités sociales, cognitives et motrices de l’enfant ne peut être envisagé de façon adaptée avec la présence d’un adulte pour 15 enfants.
Ces enfants de 2 ans, dont il nous est bien rappelé « qu’il n’est pas un enfant de 3 ans », en pleine acquisition du langage, de la propreté et de la marche, depuis peu, sont dans la découverte du monde qui les entoure. Cette période d’expérimentation et de prise de risque nécessite l’accompagnement de professionnels disponibles et bienveillants pour les aider à grandir dans cette étonnante période riche en acquisition motrice, cognitive et relationnelle... Ces enfants de deux trois ans ont besoin d’accompagnement pour acquérir sereinement les premières règles de vie en collectivité L’amendement adopté par la commission du Sénat assouplit les règles d’encadrement des crèches en prévoyant un adulte pour 6 enfants qui ne marchent pas et un adulte pour 9 enfants qui marchent. La FNEJE dénonce cet amendement très discutable sur un plan juridique. Actuellement, tous les politiques se penchent sur le berceau de la petite enfance et s’affairent pour trouver des places de garde et non plus d’accueil. La FNEJE n’accepte pas cette régression déplorable. Notre priorité, comme celles des familles, est l’épanouissement et le bien être des enfants. Or, les différentes mesures que le gouvernement souhaite mettre en place vont à l’encontre de celle-ci. Dans un contexte démographique favorable et alors que la qualité de l’accueil collectif de la petite enfance est reconnue, c’est une question de PRÉVENTION : si la société amoindrit la prise en charge des jeunes enfants, elle devient préjudiciable à leur développement et leur intégration. Nous rejoignons les propos de l’UNAF (l’Union Nationale des Associations Familiales) qui a réclamé le 27 octobre dernier que les excédents financiers de la branche famille de la Sécurité Sociale soient consacrés au développement des capacités d’accueil collectif de la petite enfance. Nous nous rallions totalement à la position du SNMPMI au sujet de l’article 72 du projet de financement de la sécurité sociale 2009, relatif aux assistant(e)s maternel(le)s.
_ Communique publié le 27 novembre 2008 par la Fédération Nationale des Educateurs de Jeunes Enfants. |