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Allemagne > politique familiale volontariste [la-croix.com]

Les mesures prises par le gouvernement Merkel pour les familles n’ont pas encore relancé la natalité, mais elles sont appréciées par les jeunes couples, qui font évoluer en douceur les modèles traditionnels

Les berges du Rhin sont un lieu idéal de promenade à Cologne. Offrant une vue unique sur les deux flèches noires de la cathédrale de la cité rhénane, tranquilles et dégagées, elles voient circuler passants et cyclistes. C’est ici que Lise, 31 ans, promène son fils de 20 mois.

Debout sur son tricycle, Jonas, solidement casqué, tire la langue aux passants. Un petit roi pour sa mère qui a cessé de travailler – elle est bibliothécaire – à l’occasion de sa naissance. « J’en suis heureuse, explique la jeune femme. Et puis, je n’ai pas besoin de travailler, mon mari a un bon boulot. »

Lise soutient « à 100 % » la politique familiale d’Angela Merkel, qui vise à permettre à plus de femmes de concilier maternité et travail. Mais elle n’a pas envie, pour sa part, de quitter son foyer et son fils. « Je n’y suis pas obligée, s’excuse presque la jeune femme. Si, dans un an ou deux, nous voulions un autre enfant, à quoi bon reprendre un travail pour le quitter à nouveau ? Pour moi, pour Jonas et pour mon mari, ce ne serait pas une bonne solution. »

"L’enfant doit être un enrichissement, pas un problème"

Emblématique des Allemandes d’aujourd’hui, Lise est pour le changement, mais ne souhaite pas l’expérimenter elle-même. En Allemagne, un large consensus existe sur le principe qu’un jeune enfant doit être élevé par sa maman. Les mères qui travaillent se voient encore traitées de Rabenmutter (marâtre). Aussi, les deux tiers de celles qui ont un bébé de moins de 3 ans et 39 % des mères d’enfants de moins de 14 ans sont au foyer, selon l’institut DIW.

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